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Cryptographie

Oracle

Un oracle est un service qui signe des événements externes (cours, météo, élection). Indispensable aux DLCs et smart contracts. Le risque : trust dans l'oracle.

Définition

Un oracle est un service qui attesterait, via une signature cryptographique, de la réalité d'un événement extérieur à la blockchain : prix du Bitcoin à 17h00, résultat d'une élection, météo, score sportif... Bitcoin ne sait pas, par lui-même, ce qui se passe hors du registre. L'oracle comble cette lacune.

Pourquoi en a-t-on besoin ?

Pour exécuter un contrat conditionnel — par exemple « Alice gagne 0,1 BTC si l'équipe X bat l'équipe Y » — il faut une source faisant autorité sur le résultat. Sans oracle, on doit se reposer sur un arbitre humain. Avec un oracle cryptographique, le contrat se résout automatiquement à partir d'une signature.

Comment ça fonctionne avec les DLCs

Les DLCs (Discreet Log Contracts) de Tadge Dryja exploitent ingénieusement les oracles :

  1. Avant l'événement, l'oracle publie une clé d'engagement (R-point).
  2. Pour chaque résultat possible, l'oracle pré-définit une signature attestant ce résultat.
  3. Alice et Bob construisent un contrat dont les transactions de règlement utilisent ces signatures comme adaptators.
  4. Au moment de l'événement, l'oracle ne publie qu'une seule signature (celle du résultat réel).
  5. Le gagnant utilise cette signature pour débloquer ses fonds.

L'élégance : l'oracle ne sait pas qu'il sert à un contrat précis. Il publie juste un résultat signé, comme un flux RSS cryptographique. C'est le principe du blind oracle.

Modèles de confiance

| Modèle | Sécurité | Coût | |--------|----------|------| | Oracle unique | Trust simple | Faible | | Multi-oracles (m-of-n) | Tolérance aux pannes | Moyen | | Oracle décentralisé | Très robuste | Élevé |

Le compromis classique : plus on multiplie les oracles, plus le système est sûr, mais plus la coordination on-chain devient complexe.

Risques

  • Collusion de l'oracle avec une partie au contrat.
  • Censure : refus de publier la signature.
  • Bug ou erreur de source de données.

Un oracle reste un point de confiance hors-protocole. Il ne peut pas être abolit, seulement minimisé.

Cas d'usage

  • DLCs de paris sportifs (BitcoinHedge, Suredbits).
  • Couverture de prix (stablesats sur Lightning).
  • Contrats d'assurance sur événements météo (PoC).
  • Marchés de prédiction non KYC.

À retenir

L'oracle est le pont indispensable entre Bitcoin et le monde extérieur. Le défi cryptographique consiste à minimiser la confiance qu'on lui accorde, sans jamais l'éliminer totalement.

Termes lies

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Glossaire inspire du dictionnaire de Loic Morel sur Pandul.fr.